Spécialisations
Spécialisation de 3ème année Amélioration des Plantes et Ingénierie végétale Méditerranéennes Et Tropicales (APIMET)
Objectifs de la formation :
La spécialisation APIMET propose en 2006-07 un parcours de formation orienté sur l’amélioration variétale, et les activités de valorisation de la sélection végétale par les filières semences et plants, pour l’obtention et l’utilisation d’un matériel végétal amélioré, adapté aux conditions méditerranéennes et tropicales. La cible emploi et le parcours de formation seront élargis à l’ingénierie végétale à partir de 2007, pour ouvrir de manière croissante aux activités d’expérimentation et/ou de production pour les milieux artificialisés, contraints ou dégradés.
Couplée à la spécialité SEPMET (Semences Et Plants Méditerranéens Et Tropicaux) du Master 3A (Agronomie et Agro Alimentaire) destiné à des étudiants des pays du pourtour méditerranéen et du Sud, la spécialisation APIMET formera des ingénieurs agronomes capables (i) d’appréhender les besoins des utilisateurs pour la production végétale dans ces pays, ou plus généralement l’utilisation du matériel végétal dans les milieux à fortes contraintes, (ii) de formuler les problématiques propres à ces différentes situations, (iii) de caractériser en les qualifiant et les quantifiant les états du végétal dans ces milieux, et (iv) de proposer des solutions appropriées à la résolution des contraintes rencontrées.
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Conditions d'admission :
La formation est ouverte aux élèves ingénieurs agronomes en fin de 2° année (ou équivalence), ayant une formation initiale en agronomie générale, et ayant pu, si possible, approfondir les connaissances en biologie végétale (génétique, écophysiologie, physiologie, biologie moléculaire), avec une ouverture sur les sciences de l’ingénieur et les sciences économiques.
Modalités d'inscription :
Débouchés
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L’objectif de la spécialisation APIMET est de former des ingénieurs spécialistes du végétal pour les milieux méditerranéens et tropicaux. Elle débouche sur l’amélioration variétale, la filière semences et plants, et sur l’ingénierie des plantes, notamment pour sa mise en œuvre dans les situations contraintes, qu’il s’agisse de zones de production agricole ou de zones non-agricoles. Les métiers sur lesquels débouche la spécialisation sont donc très divers mais centrés sur les applications de l’expertise végétale, impliquant l’innovation variétale et sa valorisation, et une capacité à intégrer différentes échelles d’intervention depuis la plante isolée jusqu’au couvert : sélection et création variétale (incluant l’apport des biotechnologies), expérimentation et/ou formation, production et distribution de semences et de plants pour les filières de production, conseil / expertise / diagnostic et services à l’agriculture. Au delà de leurs fortes composantes techniques, ces métiers prennent nécessairement en compte les contextes économique, réglementaire et sociétal. La consolidation des acquis scientifiques et l’expertise technique acquise sur ces métiers comme la connaissance des missions et stratégies des acteurs nationaux et internationaux sont de solides atouts pour le placement.
Les entreprises et organismes concernés par ces métiers sont les établissements privés de sélection, de production ou d’agro-approvisionnement, notamment en semences et plants, les organismes de recherche appliquée ou de développement, les centres internationaux de recherche agronomique, les centres de formation, les structures de service ou de conseil à l’agriculture, les bureaux d’étude et les sociétés d’aménagement.
Contenus de la formation :
Acquisition de connaissances
La formation permettra d’acquérir les savoirs essentiels à la maîtrise de la production végétale notamment en milieu méditerranéen ou tropical, dans les domaines de l’amélioration et de la sélection variétale, de la production de semences et de plants, de l’agro- et l’écophysiologie, et des outils de l’ingénieur pour les cultures dans les milieux contraints ou artificialisés.
Acquisition de compétences
La formation permettra aussi d’acquérir la maîtrise de différents types d'outils (en métrologie, statistiques, informatique) et de méthodes (biotechnologies, génomique, modélisation, sciences de l’ingénieur), en intégrant les composantes socio-économiques, éthiques, et réglementaires particulièrement importantes dans ces domaines d’activité.
Pour le parcours débouchant sur les métiers de l’amélioration végétale et les activités relatives aux semences et aux plants, l’analyse de l’organisation nationale et internationale de différentes filières de production végétale et de leurs enjeux techniques, économiques, sociaux et éthiques doit conférer aux étudiants une vision d’ensemble de ces filières en identifiant leurs faiblesses et leurs atouts. Il s’agira pour ces spécialistes de tenir compte du contexte socio-économique local mais également de l’environnement national et international. Compte tenu de l’état des filières semences et plants dans ces pays, ces cadres devront également être en mesure de s’investir dans des stratégies de management et d’organisation d’acteurs.
Programme de la formation :
La formation approfondira quelques aspects techniques des productions végétales en abordant les différentes étapes liées à l’innovation dans ces productions depuis l’analyse et l’exploitation des ressources génétiques jusqu’au choix d’une méthode de sélection, ainsi que la production des semences. Ces aspects seront liés aux grands questionnements actuels de ces secteurs : gestion de la diversité, résistance aux stress biotiques et abiotiques, progrès génétique, intégration des biotechnologies, qualité des semences, traçabilité variétale. Dans les filières « semences », la démarche qualité est une constante de l’organisation professionnelle et un gage de son efficacité. Cette approche ne sera pas présentée spécifiquement, mais constituera un fil conducteur de la spécialisation. Une approche socio-économique et juridique est proposée sur la base de l’organisation de la filière en France. Elle mettra l’accent sur les aspects réglementaires de protection et de valorisation des innovations variétales.
La formation pluridisciplinaire est fondée sur une approche intégrative, et alterne des apports conceptuels et méthodologiques et le développement d’études de cas choisies de façon à mettre en évidence certaines spécificités des productions en zone méditerranéenne et tropicale, ou dans les milieux contraints en général. Elle s’appuiera sur un réseau disposant d’une expertise variée autour des sciences du végétal, notamment sur le pôle de compétence montpelliérain, (génétique/génomique - physiologie moléculaire - biologie intégrative), qui est sans équivalence au Sud. Dans une optique de spécialisation professionnalisante, ces domaines seront confortés par l’apport d’autres disciplines des domaines des Sciences de l'Ingénieur ainsi que des sciences sociales, économiques et de gestion, pour amener les étudiants à l’opérationnalité qui facilitera leur intégration professionnelle. La formation bénéficiera de la place de la France dans le domaine des semences et des plants, dont l’organisation, les savoirs-faire et la recherche de qualité sont reconnus ; ce contexte constitue un atout majeur et un environnement idéal pour le développement de cette spécialisation qui est ouverte à l’international, proposant notamment des séminaires ouvrant aux problèmes des pays du Sud, et la possibilité d’échanges bilatéraux (stage de longue durée).
La formation s’achève par un stage professionnalisant de 6 mois, réalisé en France ou à l’étranger, et débouchant sur un mémoire écrit et une soutenance orale.
Programme et horaires des enseignements : Total : 450 h
La formation théorique comprend les modules suivants :
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Le module 1 (responsables F. DOSBA et J.L. REGNARD), après une introduction générale, porte sur l’analyse de l’organisation nationale et internationale de différentes filières de productions végétales et développe leurs enjeux nationaux et internationaux (2 semaines, 48 heures, 3 ECTS).
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Le module 2 (responsables P. BERTHOMIEU, D. THIS,) concerne l’adaptation des plantes aux stress abiotiques (2 semaines, 48 heures, 3 ECTS). Il comporte de la métrologie de la plante, nécessaire aux approches quantifiées de fonctionnement du végétal (coll. J. LECOEUR)
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Le module 3 (responsables V. MARIE-JEANNE et V. SCHURDI-LEVRAUD) aborde la résistance des plantes aux bio-agresseurs : maladies et ravageurs (2 semaines, 48 heures, 3 ECTS), en relation avec le module Protection Intégrée des Cultures animé par J.L. NOTTEGHEM.
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Le module 4 (responsables A. CHARRIER et coll.) porte sur les ressources génétiques végétales, leur caractérisation, leur utilisation et leur conservation (2 semaines, 48 heures, 3 ECTS).
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Le module 5 (responsables A. CHARRIER et D. THIS) développe l’ensemble des objectifs et méthodes de sélection, et replace ces méthodes au sein d’une gestion intégrée des variétés, pour des types d’agricultures variées (2 semaines, 48 heures, 3 ECTS). Ce module est conforté par le témoignage de sélectionneurs privés.
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Le module 6 (responsables V. SCHURDI-LEVRAUD, F. DOSBA, et J.J. KELNER) est un module continu (1/2 journée par semaine d’oct. à déc. + 1 s. intensive) consacré à l’étude approfondie d’un cas spécifique, débouchant sur un séminaire (décembre) organisé par les étudiants (2 semaines au total, 48 heures, 3 ECTS). Ce travail de groupe, fortement appuyé par l’enseignement d’anglais, donne lieu à la rédaction d’une synthèse.
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Le module 7 (responsables V. SCHURDI-LEVRAUD et J.J. KELNER) concerne la biologie et la technologie des semences et des plants (2 semaines, 48 heures, 3 ECTS). Ce module fait appel à la participation de professionnels qualifiés.
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Le module 8 (responsables A. CHARRIER et F. DOSBA) réintègre l’ensemble de la sélection végétale dans les contextes nationaux et internationaux et développe les aspects réglementaires de protection et de valorisation des innovations variétales dans différents pays du Nord et du Sud (2 semaines, 48 heures, 3 ECTS). Ce module bénéficie des contributions des Institutions d’encadrement et de contrôle (Gnis, Geves, SOC, Ministères en charge de l’agriculture ou de l’économie, dont DGCCRF).
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Le module 9 : Analyse des Données Expérimentales (responsable Gilles CARAUX) récapitule les étapes du traitement des données relatives à une situation expérimentale et met en perspective les principales méthodes d’analyse (approches multivariées et inférentielles, régression). (1 semaine, 24 heures, 1,5 ECTS). Ce module est commun avec les spécialisations GEME et PVD.
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Le module 10 est optionnel (cf. infra). Il traite de la Modélisation du fonctionnement des cultures (Responsables J. LECOEUR et L. GUILIONI). La structure et les règles d’utilisation d’un modèle biophysique pour le végétal sont étudiées, puis sa construction pour répondre à une question agronomique. Les étudiants acquièrent d’abord les principes et les méthodes de base, puis intègrent les algorithmes appropriés au problème étudié, à l’aide d’un logiciel d’aide à la modélisation (1 semaine, 24 heures, 1,5 ECTS)
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Le module 11, porte sur les Technologies de culture en milieu artificialisé (responsable J.L. REGNARD) qui sont mises en œuvre soit pour l’expérimentation en milieu contrôlé, soit dans un cadre de production (filière horticole). Ce module est optionnel, les étudiants de la spécialisation pouvant choisir en alternative le suivi d’un module chez un partenaire européen, pour acquérir une formation complémentaire, cohérente avec le stage de fin d’études et le projet professionnel. (2 semaines, 48 heures, 3 ECTS).
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Une formation en anglais (2h par semaine) est assurée en appui au travail personnel, débouchant sur des exposés oraux et leur discussion, et la rédaction d’un article de synthèse.
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Une partie importante de l’emploi du temps est réservée au travail personnel, soit pour la préparation d’exposés ou de synthèses, soit dans le cadre des dossiers de groupe.
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Le second semestre est consacré au stage de fin d’études, d’une durée de six mois. Dans le cas général, le stage pourra avoir pour cadre les projets de recherche ou de développement mis en œuvre par des bureaux d’études, des entreprises d’agro-fourniture (notamment semencières), des entreprises de production ou de conseil, des organisations professionnelles, ou des institutions publiques d’expérimentation ou de recherche, pour les zones méditerranéennes, tropicales, ou les milieux à fortes contraintes. De façon exceptionnelle, les étudiants qui souhaiteraient se ré-orienter vers la recherche seront encouragés à choisir un stage au sein d’une UMR ou d’un laboratoire partenaire de la formation, afin de pouvoir éventuellement bénéficier d’une dérogation pour l’inscription en doctorat.
Evaluation :
Au cours des modules, l’évaluation de la formation repose sur le contrôle continu individuel (exposés et comptes rendus), les dossiers collectifs, et les examens de synthèse, au total : 30 crédits ECTS
La réalisation du stage de 6 mois, la rédaction du mémoire de fin d’études et la soutenance orale de celui-ci sont affectés d’un total de :30 crédits ECTS
Lieu où se déroule la formation :
Montpellier
Responsable(s) de la formation :
Responsables de la formation :
Françoise DOSBA (SDV, BEPC) 04 99 61 27 81 - dosbaf@ensam.inra.fr
Jean-Luc REGNARD (SDV, BEPC) 04 99 61 25 48 - regnard@ensam.inra.fr
Responsables des modules1, participant au Comité de pilotage :
Pierre BERTHOMIEU (SDV, B&PMP) 04 99 61 31 58 - berthom@ensam.inra.fr
Gilles CARAUX (SABP, LIRMM) 04 99 61 22 81 - gilles.caraux@lirmm.fr
André CHARRIER (SDV, DGPC) 04 99 61 22 96 - acharrie@ensam.inra.fr
Lydie GUILIONI (SDV, LEPSE) 04 99 61 29 57 - guilioni@ensam.inra.fr
Jean-Jacques KELNER (SDV, BEPC) 04 99 61 24 29 - kelner@ensam.inra.fr
Jérémie LECOEUR (SDV, LEPSE) 04 99 61 26 39 - lecoeur@ensam.inra.fr
Véronique MARIE-JEANNE (SPPE, BGPI) 04 99 62 48 36 - mariejea@ensam.inra.fr
Valérie SCHURDI-LEVRAUD (SDV, BEPC) 04 99 61 25 02 - vschurdi@bordeaux.inra.fr
Dominique THIS (SDV, PIA) 04 99 61 24 81 - thisd@ensam.inra.fr
Réseau pédagogique :
Il comprend des enseignants-chercheurs, enseignants-consultants ou chercheurs et ingénieurs des structures publiques de recherche du pôle montpelliérain, appartenant soit à des Unités mixtes de recherche (UMRs), soit à des unités de recherche propres (UPR CIRAD), ainsi que des intervenants issus des ICTA, des OPA ou des entreprises travaillant dans le domaine de la production végétale :
Partenaire(s) co-habilité(s) pour cette formation :
Pôle montpelliérain :
Agro.M (enseignants-chercheurs et départements) : Christophe ABRAHAM (SABP), Brigitte BRUNEL (SEEA), Jean-Pierre COUDERC (SESG), Jean-Claude DAVIDIAN (SDV), Marie-Stéphane GARCIN (SPPE), Claude GRIGNON (SDV), Serge KREITER (SPPE), Jean-François MARTIN (SPPE), Gérard MICLET (SESG), Jean-Loup NOTTEGHEM (SPPE), Jean-Louis RASTOIN (SESG), Sophie THOYER (SESG), Philippe VISMARA (SABP), Jacques WERY (SEEA).
AGROPOLIS et IAM Montpellier (CIHEAM)
UMRs (associant notamment Agro.M, CIRAD, INRA et IRD) : AMAP, BEPC, BGPI, B&PMP, CBGP, DGPC, LSTM, MOISA, PIA, et SYSTEM.
UPR CIRAD, dont : Amélioration génétique d’espèces à multiplication végétative, Plasticité phénotypique et performances agronomiques, Production fruitière intégrée, Systèmes de culture bananes, plantains-et ananas.
Compétences mobilisées au delà du pôle montpelliérain :
Unités INRA : Ecodéveloppement, Plantes et Systèmes de Culture Horticoles, Recherches Forestières Méditerranéennes (Avignon), UR Génétique et Ecophysiologie de la qualité des Agrumes (Corse), URIH (Sophia Antipolis).
ICTA et Agences: AFSSA, Arvalis Institut du Végétal, BRG, Ctifl, ENTAV, FNAMS, GEVES, GNIS, SNES, SOC, etc.
OPA et Entreprises : Agralis Services, Gautier, GCO, Limagrain, Michelin, Nestlé , Sakata, Seminis, Sferis, Syngenta, etc.
Date de dernière mise à jour : 05/03/2010